Françaises, Français,


Ce soir, j'ai reçu un mandat du peuple de gauche.  

J'y consacrerai toutes mes forces, toute mon énergie.  

J'ai la volonté de réussir le changement.

Je ferai en sorte d'y parvenir en convainquant de la justesse de ma démarche, de la force de notre approche.

Vive la République et vive la France.

ACTUALITÉ


18 octobre 2011

Jospin offre ses services à Hollande

 

On l'entend peu, mais on l'écoute. Mardi soir, Lionel Jospin a annoncé officiellement sur Canal + son soutien à la candidature de François Hollande. Rien de surprenant eu égard aux relations passées entre les deux hommes. Son offre de service l'est un peu plus.


hollande et jospin

Lionel Jospin roule pour François Hollande. (Reuters)

 

Le message a été entendu. Dimanche soir, après sa victoire au second tour de la primaire socialiste, François Hollande s'est exprimé devant ses partisans à la Maison de l'Amérique latine. Et après les remerciements d'usage, le candidat socialiste a rendu un hommage appuyé à deux hommes qui ont compté dans l'histoire du Parti socialiste, François Mitterrand et Lionel Jospin. Un passage de son discours très applaudi. Dès lundi soir, celui qui assure avoir définitivement tourné le dos à la politique depuis la débâcle du 21 avril 2002 lui a répondu.

 

"Mon soutien plein à François Hollande est assuré, est acquis, je ne demande rien mais je suis disponible pour l'accompagner et être présent dans sa campagne. Mais c'est lui qui va décider de toutes ces choses", a ainsi déclaré Lionel Jospin sur le plateau du Grand Journal de Canal +. Le discret ancien patron du PS est donc sorti de sa réserve pour lui aussi œuvrer au grand rassemblement des camarades socialistes. A en croire les uns et les autres, tous sont désormais unis comme un seul homme derrière François Hollande. Et Lionel Jospin aurait agi de la même façon en cas de victoire de Martine Aubry.

 

"Certains des mots qui ont été utilisés (…) n'auraient pas dû l'être"

S'il assure avoir voté au premier comme au second tour pour celui qui lui a succédé à la tête du PS après les législatives de 1997, Lionel Jospin assure "que tous les deux (Hollande et Aubry, ndlr) avaient la capacité de diriger l'Etat" et "qu'ils pouvaient tous les deux incarner l'alternance et l'alternative". Ce qui a fait pencher la balance? François Hollande "peut peut-être mieux rassembler" et parce que ses "chances de gagner me paraissaient un peu plus grandes". Le vote utile donc, mais pas que.

 

La dernière ligne droite de Martine Aubry dans la primaire n'a pas plus à tout le monde. Ses coups de griffe à l'encontre de son adversaire en ont déçu certains, à commencer par Lionel Jospin. "Certains des mots qui ont été utilisés (…) n'auraient pas dû l'être, à mon sens. Et d'ailleurs ça a pu être un élément de ma détermination, encore que m'étant exprimé pour François Hollande au premier tour, je n'avais pas de vraies raisons de changer au deuxième", a-t-il concédé. Et pour donner davantage de poids à la candidature de celui qui était son porte-parole lors de sa campagne présidentielle de 1995, Lionel Jospin a validé l'un de ses arguments utilisés pour contrer l'équipe d'Aubry. Jugé inexpérimenté car vierge de toute fonction ministérielle, François Hollande rappelait à qui voulait bien l'entendre qu'en tant que Premier secrétaire du PS, il avait été étroitement associé aux décisions de la mandature Jospin. Validé par l'ancien premier ministre en personne : "Celui qui a connu l'ensemble de la sphère d'actions d'un gouvernement, c'est François Hollande".

Reste à déterminer le rôle que pourrait jouer Lionel Jospin dans cette campagne. Contacté mardi matin par leJDD.fr, Stéphane Le Foll commence par se féliciter de cette annonce, "bien qu'elle ne soit en rien surprenante étant donné la relation de confiance qui existe entre les deux depuis des années". Le bras droit de François Hollande assure d'ailleurs que si Lionel Jospin n'avait pas donné de poste ministériel au candidat socialiste de 2012, "c'est qu'il avait bien trop besoin de lui au PS et à l'Assemblée nationale! C'était une marque de confiance" Et cette campagne qui s'annonce? "Il peut nous rendre des services, c'est évident". S'il refuse de s'avancer pour le moment, Stéphane Le Foll a bien une petite idée en tête : "François ne pourra pas être en première ligne tout le temps. Ça va taper dur, donc avoir des voix qui portent, comme celle de Jospin, peut le soulager."


Benjamin Bonneau - leJDD.fr

mardi 18 octobre 2011


 

17 octobre 2011

Primaire PS : les résultats par département,

Hollande largement en tête

 

François Hollande l'emporte assez largement dans tous les départements de la région.

 

 

François Hollande (Photo AFP)

François Hollande (Photo AFP)

 

Dordogne (résultats définitifs) sur 20 147 votants. Hollande à 66,94%, Aubry à 33,06%. 

Lot-et-Garonne (résultats définitifs). 14 363 votants. Hollande à 64,3%, Aubry à 35,7%. 

Charente (résultats définitifs). 15 750 votants. Hollande à 67,53% et Aubry à 32,47%. 

Gers (résultats définitifs): 53 bureaux sur 53 (12 502 votants), Hollande est à 58,86% et Aubry à 41,14%.

Landes (résultats définitifs) : sur 23 369 votants, Hollande 54,96% et Aubry 45,04%.

Pyrénées-Atlantiques (résultats définitifs) : sur 34 641 votants), Hollande à 56,17%, Aubry à 43,83% 

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Résultats partiels à 02h30 : 

Gironde : 288 bureaux sur 290 (82 109 votants), Hollande est à 59,73% et Aubry à 40,27%

Charente Maritime  : 69 bureaux sur 70 (29 591 votants), Hollande est à 65,92% et Aubry à 34,08%.

 

 

16 octobre 2011

Hollande désigné candidat du PS

 

 

 

Martine Aubry reconnaît sa défaite

et salue "chaleureusement la victoire" de son adversaire.

 


15 octobre 2011

François Hollande : « Je veux une gauche qui apaise »

A la veille du second tour des primaires, François Hollande et Martine Aubry confrontent, pour notre journal, leurs projets.

 

PROPOS RECUEILLIS PAR MATTHIEU CROISSANDEAU, ÉRIC HACQUEMAND ET PHILIPPE MARTINAT | Publié le 15.10.2011, 07h00

 

« La gauche doit être exemplaire, d’où mon idée d’une présidence normale », souligne François Hollande, pour qui « rien n’a été normal depuis cinq ans ».

« La gauche doit être exemplaire, d’où mon idée d’une présidence normale », souligne François Hollande, pour qui « rien n’a été normal depuis cinq ans ». | (LP/OLIVIER CORSAN.)


Pourquoi vous?
.
Parce que je peux battre . Parce que j’ai un projet pour la France autour d’une grande aspiration, la réussite de la jeunesse. Parce que je me suis préparé depuis de longs mois à cette candidature et à cette responsabilité. Parce que je sais rassembler et que je l’ai démontré. Et enfin parce que je suis arrivé en tête dimanche dernier et que je peux avoir une victoire large demain, ce qui me donnera force et légitimité pour la suite.

Quelles sont vos priorités?
Je n’ai pas varié dans les choix que j’ai proposés aux Français depuis près d’un an. L’enjeu, c’est d’abord la crédibilité pour nous libérer des dettes et des déficits, pour ne pas nous mettre entre les mains des marchés et ne pas être asservis par le paiement des intérêts. La seconde priorité, c’est la justice avec la réforme fiscale que j’ai présentée sans relâche comme la condition du redressement et de la redistribution des richesses. Troisièmement, la jeunesse, d’où ma priorité pour l’école : toutes nos marges de manœuvre doivent être placées là. Enfin, notre capacité à vivre ensemble et la fierté d’être français permettant une destinée commune.

Comment qualifieriez-vous votre gauche?
Une bonne gauche, une gauche qui frappe la droite et qui rend la France plus forte. Elle est solide face aux défis à relever et sincère. Elle dit aux Français la réalité en partant de leurs souffrances pour parvenir à relever le pays. Ma gauche est une gauche de rassemblement : elle ne divise pas, elle n’oppose pas. Je ne veux pas passer d’une présidence brutale à une gauche agressive. Je veux une gauche qui apaise.

C’est comme cela qu’il faut battre Nicolas Sarkozy?
Oui. La gauche doit être exemplaire, d’où mon idée d’une présidence normale. Rien n’a été normal depuis cinq ans : la captation du pouvoir; la mainmise sur l’administration, la justice; la connivence avec la finance et l’argent; l’irrespect. Le candidat doit être à l’opposé de Nicolas Sarkozy pour gagner.

Quelle mesure phare prendrez-vous dans le programme de si vous gagnez?
Le projet socialiste! Ça tombe bien, je l’ai voté. Ce que je lui proposerai, c’est de redevenir première secrétaire du PS.

Vous n’étiez pas pour ces primaires. Finalement, c’est une bonne chose?
Oui. La participation a été exceptionnelle. Je regrette toutefois les dérapages de ces derniers jours. Je suis qualifié de « candidat du système »… Mais de quel système parlons-nous? Des médias qui m’auraient choisi? Je ne le crois pas. Des sondages? Je ne les fabrique pas. Du pouvoir? Je suis le candidat le plus dangereux pour Nicolas Sarkozy. Des financiers? Je n’ai aucune accointance avec eux. Moi, je n’utilise pas tous les arguments, tous les moyens pour gagner. L’autorité ce n’est pas l’agressivité, mais le respect dans une campagne entre camarades. Moi, je suis un rassembleur.

Après Manuel Valls, Jean-Michel Baylet et Ségolène Royal, Arnaud Montebourg vous soutient aussi…
Arnaud Montebourg fait un choix humain et politique. J’ai entendu son message sur le souci de protection dans la mondialisation, sur le contrôle du système financier. C’est la démonstration que le rassemblement, je savais le faire. Il se trouve que les quatre candidats appellent à voter pour moi. C’est cela qui fait aussi ma force.

Sur quelle ligne rassembler Valls et Montebourg?
C’est la leçon que j’ai retenue de François Mitterrand. Il a permis autour de sa propre ligne politique de présenter une équipe dont il était parfois le seul ciment. C’était sa force. Je veux rassembler mais aussi renouveler. C’est une obligation : nous ne ferons pas 2012 avec les mêmes qu’en 1988 ou en 1997. Il faut faire du neuf sans se priver de l’aide de ceux qui ont l’expérience.

Si vous êtes président, y aura-t-il des primaires pour 2017?
Oui. C’est un principe désormais inscrit dans le temps et l’espace politique. Nicolas Sarkozy devrait se l’appliquer, mais il ne serait pas sûr d’être désigné. Je comprends sa prudence…

La gauche de la gauche pèse de tout son poids dans ces primaires destinées à choisir le candidat du PS…
Nous avons fait le choix de primaires ouvertes à tous les Français. Le risque existe que des électeurs qui ne sont pas de notre famille viennent s’y immiscer. J’appelle donc les électeurs socialistes à se mobiliser pour leur candidat. Ne vous laissez pas imposer un candidat par des forces de l’extérieur.

Si vous gagnez, quel sera lundi matin votre premier acte?
Rassembler. C’est-à-dire appeler tous ceux qui ont participé à ces primaires à travailler ensemble, et aussi rassembler les socialistes qui ont pu faire des choix différents et leur permettre de se mobiliser vers le seul enjeu qui compte, qui est de gagner en 2012.



Le Parisien

14 octobre 2011

 

14.10.2011

François Hollande, l’homme du rassemblement

François Hollande, l’homme du rassemblement

 

Quand on a suivi jusqu’au bout l’émission de Jean-Jacques Bourdin de ce matin, avec comme invité, François Hollande, on repart avec l’impression que ce candidat a su transcender les clivages et les limites du parti socialiste et qu’il aspire sincèrement à diriger tout un pays, sans exclusive ni préjugés. Si j’ai bien compris, tout en appliquant le projet du parti dont il est issu, il saura le faire évoluer en faisant droit aux aspirations générales du peuple de France et non plus, seulement à celles du peuple de gauche. On est loin de la phrase malheureuse, je n’aime pas les riches ! Tant d’eau a coulé sous les ponts et l’homme a appris que tout ‘est pas blanc d’un côté, ni noir de l’autre. C’est ce que chacun perçoit, contrairement à sa concurrente qui donne d’elle une image plus restrictive, voire plus agressive. Un peu la dame des trente-cinq heures.

François Hollande, un homme qui rassemble : certains signes ne trompent pas. Les ralliements, au sens noble du terme, de Manuel Valls, l’apport touchant et émouvant des voix de Ségolène Royal qui a su se dépasser et envisager sereinement l’avenir, et surtout le refus digne, opposé par le candidat aux prétentions de M. Montebourg qui a cru pouvoir peser… tous ces signes ne trompent pas. Et par dessus tout, cette seigneurie de soi-même qui conduit François Hollande à garder son calme, à tenir en place, sans s’emporter. Le philosophe allemand Hegel appelait cela la patience du concept… Et vous verrez, dimanche soir, l’avocat de Bourgogne cherchera par tous les moyens à se rapprocher de l’heureux élu afin de négocier un éventuel maroquin. Il agira envers lui comme il le fit jadis pour Ségolène l’invitant à la fête de la rose afin de se faire bien voir…

Mais quand on considère l’avalanche des petites phrases de Martine Aubry on doute raisonnablement de sa volonté de réunir toute la gauche ou simplement le parti socialiste autour du nouvel élu, surtout si ce n’est pas elle qui l’emporte. Or, à moins que tout ne trompe, comme on dit en allemand, c’est François Hollande qui semble avoir toutes ses chances. C’est bien lui qui va l’emporter dimanche. Il n’existe, face à lui, ni réserve de voix ni d’arguments, de nature à faire pencher la balance dans une autre direction.

Ce qui m’ frappé dans l’approche de François Hollande que je percevais autrement, précédemment,, c’est son aptitude à la nouveauté. Premier secrétaire du PS, l’homme était radicalement différent, plus occupé à se maintenir, à gérer des cas individuels, des ambitions personnelles contradictoires, qu’à élaborer une vision, un projet pour l’avenir. Aujourd’hui, depuis qu’il a quitté la direction du PS, c’est chose faite : et il va gagner.

Gagnera-t-il face à Nicolas Sarkozy ? C’est une autre affaire. Mais il est évident q’il a le vent en poupe, même chez les électeurs du centre, y compris chez quelques partisans, les plus socialisants, de l’UMP. Nicolas Sarkozy devra changer de style. On sent des frémissements inquiétants dans son camp… Au fond, le meilleur mode de gouvernement, c’est le pluralisme. Tout le problème est alors d’éviter la paralysie. C’est peut-être le pari que François Hollande a gagné. Pour le reste, il convient d’attendre et de maintenir le cap.


10:37 Publié dans François Hollande, l’homme du rassemblement

12 octobre 2011

Primaire PS : les résultats département par département

 

Découvrez les résultats département par département du premier tour de la primaire PS. François Hollande dépasse 40% dans la plupart des départements du grand ouest mais aussi dans dans le Nord Est de la France. En revanche, Martine Aubry réalise ses meilleurs scores dans le Nord, le pas de Calais et arrive en tête également à Paris. En Saône et Loire, Montebourg, chez lui, a fait un carton. 


François Hollande:

«Je veux que la victoire soit claire et nette»

 


Créé le 12/10/2011 à 08h57 -- Mis à jour le 12/10/2011 à 09h01
François Hollande, favori de la primaire socialiste, le 7 octobre 2011

François Hollande, favori de la primaire socialiste, le 7 octobre 2011 BAZIZ CHIBANE/SIPA


PRIMAIRES - Pour le député de Corrèze, «il faut choisir celui ou celle qui sera le prochain président de la République avec toute la force nécessaire»...

 

François Hollande, arrivé en tête du premier tour de la primaire socialiste, souhaite que le vainqueur du second tour, dimanche prochain, l'emporte avec une large avance.

«Je veux que la victoire soit claire, soit nette», a-t-il dit mercredi sur France 2, où il débattra à 20h35 avec sa rivale pour l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2012, Martine Aubry. «Il faut choisir celui ou celle qui sera le prochain président de la République avec toute la force nécessaire», a-t-il ajouté.

S'il souhaite naturellement l'emporter, le député de Corrèze, qui dit espérer une forte participation, reste prudent: «Je ne vais pas vous dire que je suis dans une confiance absolue», a-t-il dit. «Il faut qu'il y ait le plus d'électeurs possibles.»

 

«Ce que m'a écrit Arnaud Montebourg, je vais y répondre»

François Hollande a dit en outre qu'il répondrait à Arnaud Montebourg, l'arbitre de cette primaire qui a écrit mardi une lettre ouverte aux deux finalistes pour leur demander de prendre position sur son programme anti-mondialisation.

«Ce que m'a écrit Arnaud Montebourg, je vais y répondre», a dit François Hollande. «La mondialisation, c'est quand même une inquiétude. Je vais répondre sur ce que moi, je ferai si je suis président de la République, je vais être le plus précis possible.»

Interrogé sur qui Arnaud Montebourg choisirait de soutenir, François Hollande a répondu: «Il fera ce qu'il pensera devoir faire».

L'ancien patron du PS a dit en outre souhaiter un débat élégant avec Martine Aubry : «Je souhaite que ce soit un débat», a-t-il dit. «Je n'ai qu'un adversaire, c'est Nicolas Sarkozy. Dans ce débat, je souhaite convaincre les Français, je ne souhaite pas dénoncer ou dévaloriser ma rivale.»

 

Avec Reuters

11 octobre 2011

François Hollande ne veut recevoir

"aucune leçon" de Martine Aubry

 

 

François Hollande, à Arles, samedi 1er octobre.

François Hollande, à Arles, samedi 1er octobre.REUTERS/JEAN-PAUL PELISSIER

François Hollande hausse le ton. Le finaliste de la primaire socialiste a assuré mardi 11 octobre sur France Info n'avoir "aucune leçon de constance" ni de "cohérence" à recevoir de qui que ce soit. Autrement dit de Martine Aubry, qui l'accuse d'incarner une "gauche molle". M. Hollande a répliqué sur un ton inhabituellement offensif, assurant n'avoir jamais dévié de son chemin de gauche depuis qu'il est "citoyen". Et a même lancé une pique en direction de sa rivale.

Celui qui est arrivé en tête du premier tour semble désormais résolu à ne pas laisser Martine Aubry l'attaquer sans rien dire. Dans la dernière ligne droite, ses lieutenants le poussent à répliquer pour ne "plus laisser les procès continuer à se répandre", a notamment expliqué au Monde Stéphane Le Foll, bras droit du député de Corrèze.

 

"JE N'ACCEPTERAI PAS QUELQUE PROCÈS QUE CE SOIT"

Alors que Martine Aubry continue d'attaquer M. Hollande sur sa mollesse personnelle et idéologique supposée, l'ancien premier secrétaire a lancé sur France Info : "Je n'accepterai pas quelque procès que ce soit (...) Je ne me ferai donner aucune leçon de qui que ce soit sur ma constance, ma cohérence. J'ai dirigé pendant onze ans le Parti socialiste et je ne l'ai jamais fait dévier." "Je suis de gauche et je n'entends pas ici concéder. Je suis de gauche depuis que je suis citoyen", a-t-il dit.

 

Il a ensuite lancé une pique en direction de sa rivale : "Je n'ai jamais fait d'alliance avec le centre", a-t-il déclaré. Une allusion à la stratégie d'alliance locale de Martine Aubry, qui s'était alliée avec le MoDem lors des élections municipales de 2008, à Lille.

Lundi soir, sur TF1, Martine Aubry a de nouveau lancé à l'encontre de son rival :  "J'ai dit qu'il avait changé d'avis sur l'éducation nationale, il a changé d'avis sur Hadopi, sur la règle d'or (…) Je continuerai à lui poser ces questions."

"Le problème n'est pas d'être coriace ou pas coriace. C'est d'être crédible ou pas crédible", avait déjà répliqué sèchement François Hollande, lundi sur France 3.

 

"J'ESSAYE DE RESTER SUR UNE COHÉRENCE"

Comme on lui demandait si les ralliements de Manuel Valls, considéré comme à la droite du Parti socialiste et celui du président du Parti radical de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, étaient des cadeaux empoisonnés, il a répondu : "Il n'y a aucun cadeau empoisonné dès lors qu'une confiance m'est faite. Je cherche le rassemblement le plus large, sans rien perdre de ma cohérence." M. Hollande avait déjà exprimé cette position lundi sur France Culture. 


François Hollande a aussi affirmé ne pas vouloir "faire une politique en zigzag" pour satisfaire aux conditions posées par Arnaud Montebourg pour le second tour de la primaire d'investiture socialiste. "Je n'ai jamais été là comme une espèce de mouche qui va autour des pots de confiture pour savoir laquelle est la plus offrante", a-t-il déclaré.

"J'essaye de rester sur une cohérence, sur une constance, sans avoir besoin de changer mon propre discours (...) Je ne courrai pas pour faire toutes les chansons à tous ceux qui demandent un peu plus et qui ont des urgences. Vous avez vu l'état des finances publiques, de la dette ? Je ne peux pas promettre ce que je n'ai pas", a poursuivi le député de Corrèze. "Je recherche le rassemblement le plus large sans rien perdre de la ligne directrice qui est la mienne, de ma cohérence", a-t-il plaidé.

 

M. Montebourg doit envoyer une lettre ouverte à M. Hollande et Mme Aubry avant leur débat de mercredi, leur demandant de reprendre à leur compte des thèmes de sa campagne. Et une fois qu'il aura examiné leurs réponses, le "troisième homme" de la primaire fera "certainement un choix", a-t-il indiqué mardi.

 

Tout en affirmant qu'elle "ne changerait" pas pour satisfaire aux exigences de M. Montebourg, la maire de Lille a souligné de son côté, mardi matin sur France 2, qu'elle partage plusieurs des thèmes de campagne de "l'arbitre" du second tour.

 

Alexandre Lemarié, avec AFP

10 octobre 2011

 

Hollande :

"Le candidat du PS gagnera sur un programme crédible"

 

LEMONDE.FR | 10.10.11 | 08h54   •  Mis à jour le 10.10.11 | 09h34

  
 

François Hollande, le 9 octobre 2011, à Paris.

François Hollande, le 9 octobre 2011, à Paris.REUTERS/GONZALO FUENTES

Arrivé en tête du premier tour de la primaire socialiste, François Hollande a répondu à deux interviews lundi 10 octobre matin, l'une sur France Culture, l'autre sur RTL.

Interrogé sur "sa stratégie du vainqueur", François Hollande a répondu en direct sur France Culture depuis le siège du Monde : "Ce que veulent les électeurs, c'est gagner en 2012. Ils veulent que le candidat choisi puisse gagner en rassemblant la gauche et sur un programme crédible. C'est à moi d'apporter des garanties". "Les additions de score ne fonctionnent pas, les électeurs sont libres", a-t-il ajouté.

 

Sur RTL, le candidat a indiqué qu'il pensait gagner le 16 octobre la finale contre Martine Aubry mais "pas avec une marge très grande"


François Hollande, candidat à la primaire... par rtl-fr

"Je souhaite bien sûr gagner cette primaire, et je pense la gagner", a déclaré le député de Corrèze, que 8 points séparent de la maire de Lille. "Mais je n'aurai pas une marge très grande", a-t-il prévu. "Je ne sais pas quel sera le score final, mais à partir de là, l'objectif pour moi, c'est de rassembler pour ce second tour et après ce second tour."

HOLLANDE DEMANDE LE "RESPECT" À AUBRY

M. Hollande a annoncé qu'il allait "appeler tous les candidats", dont sa rivale Martine Aubry, avec laquelle un débat télévisé est programmé mercredi. "J'appellerai tous les candidats, ce serait anormal de ne pas les appeler, nous appartenons au même parti", a précisé l'ancien premier secrétaire du PS, pour qui "là, il va falloir rassembler".

François Hollande a également demandé le "respect" à sa rivale du second tour, Martine Aubry, qui répète que son rival incarne "une gauche molle", qui serait moins déterminée qu'elle. "Entre Martine Aubry et moi-même, il doit y avoir un principe qui doit être celui de la sincérité – que les arguments s'échangent, c'est normal, nous sommes dans un second tour – mais en même temps celui du respect", a dit François Hollande sur RTL.

Gardant la même attitude que pendant la campagne, M. Hollande n'a pas souhaité répliquer. "Je ne dirai rien qui puisse altérer l'image de celui ou de celle qui puisse être vainqueur de la primaire, je demande la même chose. Je connais par cœur ce genre de procédés, je laisse cela aux congrès socialistes", a-t-il dit.

 

APPEL DU PIED À MONTEBOURG

Arrivé troisième, Arnaud Montebourg, dont les voix pèseront fortement sur le deuxième tour, doit se prononcer sans doute ce lundi soir lors d'une intervention au journal de France 2 sur le candidat auquel il apportera son soutien.

Invité à détailler sa conception du concept de "démondialisation" cher à M. Montebourg, M. Hollande a indiqué sur France Culture : "Sur la démondialisation, je n'ai pas ce vocabulaire. C'est une thèse de pensée, de doctrine. Mais il faut, sur un certain nombre de points, que la mondialisation ait des limites." "Mais ça ne peut se faire qu'à l'échelle européenne", a-t-il précisé.

Toujours sur France Culture, interrogé sur son éventuelle intention de proposer un ministère à Arnaud Montebourg, M. Hollande a répondu que "ce serait très choquant de nommer un gouvernement avant l'élection".

Questionné au sujet de la VIe République chère à M. Montebourg, M. Hollande a plaidé pour des réformes institutionnelles pour moderniser la vie politique, expliquant notamment : "Il faut changer une partie de nos institutions, qu'importe la terminologie. Il faut changer nos pratiques."

 

Sur RTL, François Hollande a promis de tenir compte des thèmes de M. Montebourg. "Je pense qu'un message a été prononcé (...) à travers Arnaud Montebourg, une volonté de protection par rapport à la mondialisation et de moralisation de la vie politique, je l'entends", a-t-il dit. "C'est à moi de traduire concrètement ce que j'ai compris du scrutin. En l'occurrence, les victimes de la mondialisation attendent de la gauche qu'elle soit certes offensive pour que nous puissions redresser notre économie (...) mais qu'en même temps nous puissions prendre des mesures qui soient protectrices et solidaires", a-t-il ajouté. Si son discours "va évoluer" entre les deux tours, M. Hollande entend cependant  "garder sa cohérence".

 

"RIEN DE NOS ÉVENTUELLES FAIBLESSES NE SERA OUBLIÉE"

Sur France Culture, le député de Corrèze a de nouveau indiqué qu'il souhaitait une réforme fiscale, avec une taxation des revenus du capital. "Comment peut-on réformer alors que les intérêts de la dette sont le premier poste de dépense de l'Etat, supérieur à celui de l'éducation ?" s'est-il interrogé, rappelant aussi que 26 taxes ont été créées récemment.

M. Hollande affirme que "les intérêts de la dette sont le premier poste de dépense de l'Etat", mais dans le projet de loi de finances 2012, ceux-ci sont estimés à 48 milliards d'euros, ce qui en fait le deuxième poste de l'Etat derrière l'éducation nationale avec 62 milliards d'euros (voir le projet de loi de finances 2012).

Questionné enfin sur les "éléments de langage" distribués aux cadres de l'UMP pour accorder leurs discours sur la primaire PS, François Hollande a répondu en ironisant : "Je dois être visé par l'agumentation de la droite ! Ils sont dans leur rôle. La campagne sera dure. Rien de nos éventuelles faiblesses ne sera oublié par nos adversaires."


Le Monde.fr


8 octobre 2011

A Toulouse, la "confiance" demeure le maître mot de François Hollande


 

 

Sur scène à Toulouse, François Hollande a dit que "le futur président doit d'abord être crédible".

Sur scène à Toulouse, François Hollande a dit que "le futur président doit d'abord être crédible". REUTERS/JEAN-PHILIPPE ARLES


Toulouse, envoyée spéciale - François Hollande a fignolé sa nouvelle posture mitterrandienne. Pour son dernier grand meeting avant le premier tour de la primaire, face à quelque 2 000 personnes, le candiat a choisi Toulouse, fief historique de la gauche où l'unique président socialiste de la Ve République avait achevé en 1988 sa plus belle campagne, celle qui l'a mené à une réélection triomphale. "Ce meeting, j'y étais", confie le candidat avec un demi-sourire qui ne dit pas ce qui l'emporte, du rêve d'avenir ou de la nostalgie.

L'introduction du meeting par l'imitateur Pierre Douglas ne penchait pas franchement du côté du rêve. Le vieux comique des années 1980 s'est adonné sur scène à son numéro favori, l'imitation de l'ancien premier secrétaire du parti communiste, Georges Marchais. L'exercice ne transportait pas vers le futur mais la transition a permis d'annoncer la montée sur l'estrade d'un autre ancien premier secrétaire communiste, Robert Hue cette fois.

Le nouveau président du Sénat, Jean-Pierre Bel, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Jean- Marc Ayrault, le député européen Kader Arif, l'élue Verte Marie-Hélène Aubert, lui ont succédé.

 

Robert Hue, ancien secrétaire général du Parti communiste, et Jean-Pierre Bel, président du Sénat, sont venus montrer leur soutien à M. Hollande.

Robert Hue, ancien secrétaire général du Parti communiste, et Jean-Pierre Bel, président du Sénat, sont venus montrer leur soutien à M. Hollande.AFP/REMY GABALDA

François Hollande est arrivé en fanfare au son de "L'avenir c'est nous", la chanson du rappeur franco-congolais Rost, et a déployé son talent de bête de scène, alternant argumentation polémique et sketches comiques. Il n'a rien livré contre ses adversaires de la primaire et a préféré ignorer les attaques de Martine Aubry sur son indétermination politique et sa présumée "gauche molle".

 PASSER "DE LA DROITE DURE À LA GAUCHE DURE, LA PIRE DES SOLUTIONS"

En guise de réponse, le tribun a affiché le soutien de la "gauche plurielle", avec Robert Hue et l'élue verte Marie-Hélène Aubert. Il a déclaré que sa "première mesure" serait de rétablir la possibilité de partir en retraite à 60 ans, pour celles et ceux qui auraient 41 annuités. Il a continué à marteler quelques mots-clé : jeunesse, éducation, contrat de génération, écologie, et surtout confiance.

Le futur président, a-t-il dit, "doit d'abord être crédible. La bataille sera sur ce terrain- là." "Un président qui a la capacité de réduire la dette, de fixer un cap, de dire aux Français la vérité sur les efforts à consentir, qui pourra organiser l'effort pour s'attaquer à l'ensemble des objectifs que nous nous sommes fixés, qui pourra sur la scène européenne avoir l'autorité indispensable pour convaincre, pour donner une conscience. Il faudra que ce président donne confiance. Confiance, c'est le mot."

Son conseiller Stéphane Le Foll, venu le soutenir à Toulouse, a répliqué en coulisses à Martine Aubry : "Passer de la droite dure à la gauche dure serait la pire des solutions. Les Français ont besoin d'un président qui écoute, qui dialogue, qui décide, pas d'un empereur."

 

Marion Van Renterghem

5 octobre 2011

 

François Hollande se projette dans l'après-primaire

 

 

Le Point.fr - Publié le 05/10/2011 à 13:44 - Modifié le 05/10/2011 à 15:12

Le grand favori dans la course à la primaire PS affiche une réelle confiance à quelques jours du premier tour du scrutin.

 

François Hollande se projette dans l'après-primaire

 

François Hollande en campagne à Arles, le 1er octobre 2011. © Karine Villalonga / Sipa


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La journée commence par une histoire de train manqué. François Hollande, qui aime répéter que "l'important, c'est de monter dans le bon wagon", n'est, ce mardi matin d'octobre, pas monté dans le bon wagon... Il n'est même pas monté dans le bon TGV. Pour son Paris-Lyon, le candidat à la primaire du PS s'est trompé d'horaire, s'est trompé de gare d'arrivée.

 

L'histoire se termine bien : à peine une demi-heure de retard sur le programme. C'est tout sourire, accompagné de son ami le président du conseil général de l'Isère André Vallini, qu'il débarque à l'Institut national de l'énergie solaire (Ines) de Chambéry le 4 octobre peu après 14 heures. Sous le soleil savoyard, il trace dans l'air un sillon avec ses mains, évoque en riant "quelques difficultés d'aiguillage".

 

Supprimer le second tour, "une connerie"

À J -5 du premier tour de ce scrutin qui doit désigner le candidat socialiste pour 2012, le grand favori ne voit pas de mauvais présage dans sa mésaventure : un petit retard n'est rien pour qui a tant d'avance. "Il est bien, détendu", assure Vallini. Fatigué, forcément, mais il tient le rythme. Chez ses concurrents, on décèle dans l'attitude du président du conseil général de Corrèze et de ses proches un excès de confiance. Europe 1 assure même qu'ils songent à supprimer le second tour de la primaire en cas de large avance ! "C'est une connerie ! On y sera, au second tour, et on va le gagner", lâche un proche de Hollande.

 

Pendant ce temps, le candidat évoque les moyens de diversification des énergies, puisqu'il propose dans son projet de réduire la part du nucléaire de 50 % d'ici à 2025. Une position trop frileuse pour les militants d'Europe Écologie-Les Verts venus l'accueillir devant siège de l'Ines. Hollande ne s'en inquiète pas. Il voit loin, jusqu'en mai 2012. S'il remporte la primaire, c'est à son camp d'abord qu'il s'adressera, ne doutant pas que, des écolos aux communistes, le peuple de gauche votera socialiste face à Nicolas Sarkozy.

"Demi-finale"

La perspective de ce duel avec l'actuel hôte de l'Élysée l'emballe déjà. Mais il prévient, quelques heures plus tard, dans un amphithéâtre bondé et surchauffé de Sciences-Po Grenoble : "Il ne faut pas sous-estimer Sarkozy. Je le dis souvent : mauvais président, bon candidat."

Face à ces étudiants, Hollande évoque la présidentielle avec d'autant plus de facilité qu'il affiche une réelle confiance en vue de la primaire. Il la qualifie d'"étape décisive", certes, mais seulement "la première étape" : viendra ensuite "une étape beaucoup plus sérieuse, face à la droite, face à l'extrême droite." "Je suis venu il y a quelques mois, j'étais dans une phase qualificative. Maintenant, je suis en demi-finale, et je reviendrai pour la finale !" s'emballe-t-il. Plus tard, lorsqu'on s'étonne de l'emploi du terme "demi-finale", il rectifie, admet être plutôt en quart... Mais tout de même.

 

"En face, ils font des fiches..."

Hollande se prépare à une campagne dure. Preuve, s'il en fallait, cette révélation de L'Express le matin même, qu'il a découverte en même temps que la publication de l'article sur le site de l'hebdomadaire : sa compagne, la journaliste Valérie Trierweiler, aurait fait l'objet d'une enquête des services de renseignements début 2011.

 

Hollande réclame à Claude Guéant de lever les suspicions, mais promet : "Rien ne peut m'atteindre." Il s'offre même le luxe de plaisanter de l'affaire, dans l'après-midi, dans une petite salle de Chambéry devant des militants conquis. Mettant en garde contre toutes les attaques entre candidats à la primaire, à la veille du troisième débat de campagne, il leur lance : "Il faut faire attention à ne pas s'attaquer. En face, ils font des fiches, c'est même des spécialistes !" Et puis, à ses militants, il raconte sa visite à l'Ines : "J'ai été rechargé par les piles solaires à côté ! Je suis reparti jusqu'au 6 mai 2012 ! Merci." Applaudissements.

 

Finalement, c'est Thierry Repentin, sénateur de Savoie, qui l'accompagne, qui résume le mieux la stratégie qui doit mener leur champion vers la victoire : "Ne rien faire avant le scrutin qui puisse l'empêcher de gagner." Et monter dans le bon wagon.

 

 

3 octobre 2011

"Je poursuivrai sur les mêmes thèmes et les mêmes engagements "

 

 

Invité le 2 octobre du Grand rendez-vous Europe 1/Le-Parisien Aujourd'hui en France/I-télé, François Hollande s'est exprimé sur son programme et ses engagements, évoquant la constance de sa démarche et précisant qu'il ne changerait pas de trajectoire.

 

1er octobre 2011

Hollande souhaite davantage taxer les pétroliers

 

LEMONDE.FR avec AFP | 01.10.11 | 12h43


  

 

François Hollande est en campagne à travers la France quelques jours avant la primaire socialiste.

François Hollande est en campagne à travers la France quelques jours avant la primaire socialiste. REMY GABALDA / AFP

En déplacement sur le site pétrolier de Berre-l'Etang, François Hollande s'est prononcé samedi 1er octobre en faveur d'une taxation particulière pour les groupes pétroliers. Le candidat à la primaire socialiste s'est exprimé en marge d'une rencontre avec les syndicats de la raffinerie LyondellBasell, en grève depuis mardi pour protester contre le projet de fermeture du site, dans les Bouches-du-Rhône.

Le favori des sondages dans la course à l'investiture du PS pour l'élection présidentielle de 2012 a pris en exemple le cas du groupe Total, trouvant anormal qu'il ait échappé à une "contribution exceptionnelle sur ses profits au moment de la crise".

Il souligne que Total, première société du pays par la capitalisation, ne payait pas l'impôt sur les sociétés en France jusqu'à une décision récente prise après la publication d'articles dans la presse sur cette situation obtenue grâce à des artifices fiscaux légaux. Le député de Corrèze a dit soutenir l'intersyndicale de la raffinerie LyndellBasell.

"CONSERVER CE POTENTIEL"

"Nous devons garder une capacité de raffinage et de transformation importante sur notre territoire. Nous devons préserver ce potentiel pour avoir une diversification de nos énergies", a-t-il jugé.
La direction du groupe LyondellBasell basé aux Pays-Bas a annoncé la fermeture prochaine de cette raffinerie d'une capacité de 105 000 barils par jour, qui avait été mise en vente en mai sans trouver d'acquéreur. Environ 370 emplois sont concernés.

François Hollande s'est toutefois défendu d'être "celui qui est venu dans les usines pour les promesses et qui en paie le contrecoup", allusion directe à Nicolas Sarkozy dont il n'a jamais cité le nom. "C'est toujours bien quand les politiques, y compris en campagne, sont aux côtés de ceux qui les interpellent", a-t-il encore dit. "Je n'ai pas de mandat particulier, j'en recherche un, j'espère qu'il me sera donné. Pour quelques mois, je n'ai que le pouvoir de la parole", a-t-il conclu.